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Parkour.Net - La Proprioception

La proprioception

 

La proprioception est la propriété que possède notre " cerveau " de recevoir, de transmettre, et de percevoir des impressions provoquées par notre environnement. Lors d'une entorse, des éléments capables de recueillir ces informations sont lésés. Comme ces éléments font partie d'un groupe de récepteurs ayant cette fonction de recueil de l'information, il faut développer et affiner les récepteurs restants pour compenser ce qui a été perdu. Cette restauration des capacités sensitives explique le terme de proprioception.

Extrait d'un article sur la proprioception tiré du site: http://pmgagey.club.fr/Lisbonne.htm :
QUOTE
Le système proprioceptif,
Pour mieux le comprendre
Dr Gabriel ÉLIE

Comment vous sentez-vous?

On peut se demander si la conscience que nous avons de notre propre personne ne nous est pas fournie avant tout par cette sensation, émanant de tous nos muscles venant nous indiquer comment sont placés nos bras, nos jambes, bref dans quelle posture est notre corps (fig.1). Avant de penser, d'agir, d'écrire, Descartes aurait pu dire, "je me sens, donc je suis" (Génie de l'intellectuel qui brûle l'étape première pour mieux frapper).

sport : athlétisme

Grâce au sens proprioceptif, l'athlète connaît la position de chacun des segments de son corps.

Cette présence de notre corps nous est fournie par nos différents sens. Mais la vue, l'ouïe, l'odorat et même le goût nous indiquent surtout comment est l'espace autour de nous. Il en est de même en partie pour le tact. Le toucher est à la frontière. Il met en valeur l'interface entre cet espace extracorporel et notre propre corps. Au niveau de la peau, en surface existent des microcapteurs de pression, de douleur. Un peu plus profond des capteurs thermiques. Puis, au plus intime, c'est le foisonnement des myriades de sondes qui nous indiquent la position des différents segments de notre corps et leurs mouvements respectifs.

Comment allez-vous?

A tout moment, avant toute action gestuelle, nous devons évaluer notre position, notre posture; Et, aussitôt après le geste, constater le résultat du mouvement commandé: Suite perpétuelle de contrôles qui permettent le suivi musculaire et l'ajustement du geste. C'est ce système tactile interne que nous appelons proprioception ou mieux "système proprioceptif".
Il se noue alors une relation entre les données recueillies par les autres sens et celles données par ce système tactile interne pour évaluer la position réelle de notre corps vis à vis de notre environnement. Parmi les quatre autres sens, c'est à l'évidence avec la vue que les rapports et les confrontations de données sont les plus marquées. Inutile de dire que la position des images (des objets environnants) sur la rétine et la direction du regard sont primordiales dans l'évaluation de ce qui nous entoure. Et l'emplacement de ce que nous voyons par rapport à notre corps se fait par l'appréciation de la position de nos yeux dans les orbites, c'est à dire par les muscles oculomoteurs extrinsèques.

Comment vous voyez-vous?

La réponse n'est-elle pas: "Par mon système proprioceptif"!. Similitude entre la vue et ce système (véritable vision interne): Il n'est pas étonnant alors que ces muscles oculomoteurs aient une place privilégiée dans le système proprioceptif et qu'ils puissent intervenir dans un dérèglement, mais aussi dans un sauvetage de nombreux déficits du système postural.
C'est ce qui a amené le Dr Martins Da Cunha, spécialiste de rééducation fonctionnelle et le Dr Alves da Silva, ophtalmologiste, à confronter leurs deux spécialités dans une recherche commune. Depuis plus de 20 ans, leur méthode s'est enrichie et dépouillée. C'est surtout à celle-ci, celle de l'École de Lisbonne, que nous ferons référence dans les pages qui vont suivre.

Plusieurs centaines de sondes par gramme de muscle

Quand tout va bien, nous n'avons qu'une sensation très vague de nos viscères. Nous ne sentons pas non plus les battements habituels de notre coeur. A peine avons-nous la notion de notre respiration. Mais nous avons conscience de la position de nos membres. Comment s'organise cette sensibilité distribuée dans la profondeur de notre corps, des "yeux de la tête" à la plante des pieds? Les récepteurs de Golgi situés au niveau des tendons, les palissades de Dogiel nous indiquent la contracture d'un muscle. Comme nous l'ont dit Sherrington et Herring, son muscle antagoniste se décontracte. Son étirement excite des palpeurs, les fuseaux neuro-musculaires d'une extrême complexité, situés au sein des groupes de fibres musculaires. La mise en tension de ces formations sensitives est un peu comparable à celle d'un sandow relâché qui se met à vibrer lorsqu'on l'étire brusquement.

Et justement ces formations sont aussi excitées en appliquant sur un muscle un vibreur mécanique. C'est autour de 70 vibrations/sec ( 70 hertz) que l'on obtient le meilleur effet (fig.3). Ainsi excités, les muscles du mollet donnent, par exemple, l'impression d'extension de la jambe alors que celle-ci ne bouge pas. Cette propriété a permis à l'équipe de J.P. et R. Roll, A. Kavounoudias de mener une expérimentation intéressante sur divers phénomènes proprioceptifs, dont les applications s'adressent jusqu'aux spationautes en apesanteur.

sensation de mouvement

Des vibrations appliquées à certains muscles donnent au sujet la sensation de mouvement, alors que le membre ne bouge pas

A quoi ça sert?

Ces sensations cheminent par des voies diverses jusqu'au cerveau. Ceux qui seraient intéressés par le trajet des voies afférentes et des centres cérébraux en trouveront la description dans l'excellent article de Pierre-Vital Bérard publié dans COUP D'OEIL n° 48 de 1994, duquel nous sortons les schémas ci-joints (fig.4). Le cerveau perçoit ces influx, les analyse et en constitue la base pour contrôler, coordonner, commander le geste et réguler le tonus musculaire. Attention si les données de ces capteurs se contredisent! Le tri cérébral en sera perturbé. Le trouble qui en résulte alors peut engendrer des inhibitions affectant l'équilibre corporel, mais dépassant aussi parfois les limites de cette seule fonction . Nous l'évoquerons plus tard.


Les capteurs proprioceptifs se répartissent de haut en bas dans notre corps. Et certains étages sont plus importants et sans doute plus innervés. Les muscles oculaires extrinsèques représentent une zone privilégiée, nous l'avons signalé. Elle préside au regard. Juste en dessous, les muscles du cou sont importants aussi. La tête repose comme sur une rotule. Elle tourne à droite à gauche, se penche, s'incline en avant ou en arrière. Elle contribue à mettre les orbites en direction du but à regarder. Et ce geste sera ensuite affiné par la musculature intra-orbitaire.
Puis tous les muscles du reste du corps interviennent, sans oublier les périvertébraux. La cheville est encore un relais important. Tous ces étages sont en interaction, s'épaulent par sommation des données et coordination dans les résultats. Il semble ainsi que l'étage oeil-nuque agit dans l'orientation du corps dans l'espace extra-corporel et que la cheville intervienne dans la régulation de cette orientation.

Et c'est le pied

La zone plantaire agit un peu différemment. Ses capteurs cutanés réagissent surtout à la pression. Ce sont des mécano-recepteurs. Les pressions ne sont pas également réparties sur toute la sole plantaire. Et tout mouvement du corps les fait varier.
Curieusement, les vibrations mécaniques activent ces capteurs de la même manière que pour les capteurs musculaires. Il est ainsi possible de faire varier le tonus musculaire et d'induire des déplacements posturaux en appliquant ces vibrations sur l'une ou l'autre partie de la plante du pied. Cette sensibilité plantaire diminue avec l'âge. Sa baisse paraît corrélée à la fréquence des chutes chez les personnes âgées. Ces capteurs plantaires semblent sensibles aussi aux infrarouges envoyés par la chaleur du pied et réfléchis par une semelle-miroir.
Ces multiples étages président au tonus musculaire de tout notre corps. Les données du système proprioceptif contribuent ainsi à notre équilibre vertical et doivent être en concordance avec les données venant des canaux semi-circulaires. Cette sensation d'équilibre en rapport avec l'action de la pesanteur se répartit dans tout le corps. Un point est particulièrement apte à l'évaluer, ce sont les muscles masticateurs. Le maxillaire inférieur se comporte comme un balancier. Et l'on a vu des déséquilibres survenir à la suite de pose de prothèses dentaires!

Équilibre instable

Un corps est en équilibre stable lorsque son centre de gravité est situé au-dessous de sa base d'appui. Ce n'est pas le cas de notre corps situé en équilibre instable, puisqu'il doit toujours lutter pour garder son centre de gravité au-dessus de sa base (fig.5), c'est à dire le polygone délimité par la surface des deux pieds. C'est pour lutter contre la chute que les influx proprioceptifs et le tonus musculaire est perpétuellement en éveil, afin de rétablir l'équilibre. Continuellement des petites oscillations font varier la ligne d'appui du centre de gravité, perpendiculaire au sol. Celle-ci décrit une surface en fait bien plus petite que celle correspondante à la plante des pieds


Dès qu'il existe un trouble de l'équilibre, cette surface d'oscillations s'élargit. Si elle dépasse le polygone de sustentation plantaire, il y a essai de rattrapage ou chute. Toutefois, selon les personnes, on peut avoir un appui reposant plus sur un pied que sur l'autre. On parle d'appui plantaire droit ou gauche, souvent avec un partage inégal entre les deux. Nous y reviendrons. Mais un tonus unilatéralement exagéré peut provoquer des contractures, source de fatigue, de crampe, de douleur et une multitude d'autres inconvénients.




La proprioception n'a pas grand chose à voir avec le parkour, c'est tout simplement indispensable comme régulation pour pas se casser la binnette dans la vie de tout les jours.

Son rôle très précis dans la stabilisation du centre de gravité et dans l'analyse de la position du corps dans l'espace est fondamental.
Ce sont ses déreglements qui rendent notre geste moins efficace.
Il s'agit alors de modification du tonus postural (rien à voir avec le tonus musculaire).
Les solutions pour règler ces modifications sont du types ostéopahiques par exemple, mais aussi physiothérapiques ou même chimiques ou electriques...

Quant à la relation posture - danger - risque , ces phénomêmes ne sont pas regulés ou adaptés par les même voies sensitives ou sensorielles , les derniers faisant certainement plus partie d'un "apprentissage" que d'une régulation spécifique.

Heureusement qu'il est possible d'utiliser et d'améliorer sa proprioception sans en avoir conscience et sans avoir à apprendre ce que c'est comme condition préalable. Ainsi les petits enfants par le biais du jeu et de l'exploration découvrent et développent toutes ces possibilités du corps sans jamais avoir à y penser, les pumas, les chevaux, les singes font de même, et nos ancêtres ont tous fait de même !
Il en est ainsi de toutes nos capacités physiques et fonctions physiologiques, elles sont naturelles et fonctionnent d'elles mêmes...heureusement d'ailleurs.
Sauf cas pathologiques particuliers bien sûr.
Imaginez : "attends je ne peux pas encore respirer je n'ai pas encore tout appris sur la fonction pulmonaire et les muscles respiratoires"...
Nous sommes tout à fait capables de fonctionner parfaitement sans la moindre de ces connaissances.
Et c'est en même temps formidable d'avoir accès au savoir issu de la recherche, qui nous permet a postériori de mettre un nom sur ces phénomènes et d'en comprendre les mécanismes. C'est captivant de pouvoir comprendre !
Enfin, dans le cadre d'une rééducation, d'une pathologie, le thérapeute lui, saura utiliser toutes ces connaissances et le fruit de ces multiples études pour proposer le traitement qui convient.
Elles peuvent aussi aider les athlètes de compétition qui cherchent à optimiser tout ce qui peut l'être, et donc à faire des progrès que la seule volonté ou la seule intuition n'aurait pu permettre d'obtenir.
Dans ce cas ce n'est pas que la science dépasse la nature, mais permet simplement d'en exploiter les possibilités de façon optimum.


Article issu des conversations d'Erwan le Corre et de Guy Janodet

Links and References to Other Pages:

http://pmgagey.club.fr/Lisbonne.htm
http://parkour.net/forum/index.php?showtopic=9369

Mise à jour le Mardi, 25 Mars 2014 22:05
 

 

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